« La Lucarne » vous présentez « le procès de Dorian Gray », une pièce librement adaptée d'Oscar Wilde par Franck Levis. Une bonne occasion se présente donc pour organiser un mini-trip à Paris.
Le procès de Dorian Gray
Une pièce librement adaptée d'Oscar Wilde par Franck Levis.
Dorian est incarcéré dans une prison londonienne. Son procès est en cours. Dorian se repasse inlassablement le fil de son histoire, essayant de comprendre quand le jeu a cessé d'être drôle. Variation autour du célèbre texte d'oscar Wilde « Le Portrait de Dorian Gray », la pièce de Franck Lévis s'intéresse à la place de la beauté dans notre société. Citant Oscar Wilde, « La beauté est une forme de génie », la question centrale de la pièce est de s'interroger : la beauté accorde-t-elle une impunité totale des actes ?
Avec Dorian Gray, nous allons explorer les jeux de l'apparence et de l'amour, les noirceurs de l'âme et les tromperies, mais aussi les tourments de la passion…

L'œil de La Lucarne
L'idée de transposer « Le Portrait de Dorian Gray » dans notre société et plus particulièrement dans le milieu de la mode est assez judicieuse. Rapporter le texte d'Oscar Wilde à notre obsession contemporaine de l'apparence lui donne une nouvelle résonance. L'auteur de cette libre adaptation, Franck Lévis, manie les idées avec talent. On peut reprocher à son écriture d'être un peu bavarde, trop illustrative, mais la plume reste stylisée et moderne.
La pièce parle plus à l'intellect qu'au cœur, c'est un petit reproche, mais les comédiens savent par moment nous toucher. Samuel Forst-Lefèvre porte la pièce sur ses épaules, tout en charme et en finesse. Il est bien entouré, en particulier par Hélène Merlin qui propose une double composition très crédible. Idée forte du spectacle, l'utilisation de vidéos projetées sur trois écrans plasma, est inégalement exploitée. Avoir choisi d'illustrer « le portrait » de Dorian Gray par une image vidéo qui bouge imperceptiblement, est remarquable car on saisit alors tous les maléfices contenus dans ce cliché, véritable pacte avec le diable. De même, les transformations du visage de Dorian sont rendues plus stupéfiantes par le procédé vidéo. Par contre, les petites scènes projetées entre les séquences de la pièce tranchent trop avec le ton sobre de la mise en scène et nous font sortir de l'histoire.
Au final, Frédéric Gray a mis en scène une jolie version de Dorian Gray, même si l'on peut lui reprocher quelques maladresses.
Jusqu'au 26 novembre 2005 Du jeudi au samedi à 21h30 Théâtre Clavel – 3 rue Clavel – 75019 Paris http://www.la-clique.org Métro : Pyrénées Location : 08 71 72 03 36
Auteur de l'article : Christophe Botti
Mise en ligne par Wotan
Date: Tuesday, November 8 2005
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