Deux fois par mois, Monsieur K, agent secret du soin pour homme à Bruxelles, anime la rubrique "Soins et Beauté" et dispense à chaque fois ses conseils éclairés. Cette semaine, il lève le voile sur l'épilation. Qu'on en finisse!
On a beau dire que, depuis la dernière saison, le poil est revenu en force sur les torses dénudés et les barbes négligées des tops, beaucoup d’entre nous souhaitent encore se débarasser de quelques zones velues mal placées. A moins d’être prêt à se raser les aisselles ou les fesses tous les trois jours, on en vient forcément à l’épilation.
Dans le secteur, le laser en fait fantasmer plus d’un. Mais il y a laser et laser. En fait, il faut comprendre que les techniques les plus abouties de l’épilation définitive utilisent la chaleur pour brûler le poil dans son follicule. Pour y arriver, on utilise en effet soit un rayon, soit une lumière pulsée qui dégage de l’énergie calorifique. Les machines les plus récentes sont en général utilisées par des dermatologues, des kinés ou dans les instituts de beauté. Le but étant de brûler le poil à la racine, mieux vaut être sûr que l’appareil soit sans risque. Les lasers, ou plutôt « lampes flash », permettent d’épiler définitivement toutes les zones du corps. Mais il n’y a pas de miracle : il faudra du temps et de l’argent ! En effet, on doit compter un minimum de 3 à 5 séances pour se débarasser de la pillosité, car on carbonise seulement les poils qui sont en phase de croissance. En outre, le coût d’une séance peut varier d’environ 100 euros à 250 euros selon la grandeur de la zone à traiter. Enfin, il convient de raser superficiellement la zone avant de pratiquer les flashes. On doit donc être prêt à garder ses poils pendant plus de trois mois.
Si les dernières technologies ne vous ont pas convaincu, il vous reste l’épilation classique à la cire. Les instituts utilisent de nombreux types de cire mais le principe est toujours le même : on applique la cire, puis on arrache le poil avec sa racine. Les inconvénients sont divers : légère sensation de brûlure quand on étale la cire, et réaction nerveuse quand on vous arrache une bande de poils d’un coup. Les rougeurs disparaissent le lendemain. L’avantage de cette technique simple est son prix modéré et le fait que l’on soit imberbe pendant environ 4 à 6 semaines avant de devoir recommencer.
D’autres armes contre les poils disgrâcieux existent mais ne font pas réellement partie des techniques d’épilation. Tout le monde connaît le rasoir. Mais il y a aussi les crèmes dépilatoires que beaucoup de malheureux ont essayé avec regret. Ces crèmes contiennent de puisssants agents chimiques qui détruisent la kératyne du poil. Vous l’aurez compris, la racine reste en place et le poil repousse en quelques jours. Toutefois, vous voilà dépanné. Ces produits très concentrés provoquent parfois une allergie et l’odeur de la crème est rarement agréable. Réfléchissez-donc avant de jouer les apprentis sorcier.
En conclusion, si vous trouvez les poils séduisants chez les autres mais pas chez vous, il vous suffit de prendre un rendez-vous dans un bon institut. A coup sûr, vous vous sentirez plus en accord avec vous-même et votre entourage vous félicitera pour votre nouvelle pelisse toute douce. Mais attention, quand on a flirté avec l’épilation, c’est toujours une histoire à répétition.
Le clin d’oeil
Récemment, un journal New-Yorkais très sérieux faisait état de la dernière tendance dans les spas pour hommes de la Big Apple. Selon l’article, de plus en plus d’hommes (homos ou hétéros) se feraient épiler les parties génitales. Une question de mode ? Les arguments avancés par les adeptes sont divers : plus de sensations pendant l’acte sexuel, une meilleur hygiène, ou tout simplement un effet trompe-l’oeil qui rend l’engin plus imposant. Et la douleur ? Si l’on en croit les personnes interviewées, se faire épiler l’entre-jambes ne serait pas plus douloureux qu’une épilation du torse ou des aisselles... On ne demande qu’à les croire ...
Gagne une des trois séances d'épilation offertes par Monsieur K!
Sources et rédaction : www.monsieur-k.be
Mise en ligne par Axel
Date: Tuesday, April 20 2004
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