La première étude britannique consacrée à la question de l'origine de l'homosexualité vient de rendre son verdict dans l'édition d'octobre de la revue scientifique "Behavioral Neuroscience".

Les résultats obtenus sont le fruit d'une démarche novatrice et plus objective. L’étude fait appel aux réactions instinctives du cerveau limbique, de l’inné et de l’inconscient. Les scientifiques ont posé des électrodes sous les yeux de divers cobayes, homos et hétéros, auxquels des images d’hommes et de femmes étaient soumises. A chacune de ces images, des bruits de diverses intensités sonores étaient associés. En parallèle, une batterie d’appareils mesurait l’intensité du clignement de l’œil, tout en sachant que plus celui-ci était important, moins l’image avait d’intérêt pour le cobaye. Or cette réaction serait une faculté déterminée par le développement du fœtus avant la naissance.
En procédant ainsi, les chercheurs auraient marqué un pas significatif pour montrer que l’orientation sexuelle n’a pas de bases neurologiques apprises, mais serait liée à des facultés héritées avant la naissance.
Selon les auteurs de l'étude, environ 4% des hommes et 3% des femmes seraient homosexuels. Pour Qazi Rahman, de l'école de psychologie à l'université de Londres-Est, il fallait absolument mener une étude qui distingue ce qui est de l'ordre du neurologique et ce qui est acquis après la naissance. Les études précédentes, si elles étaient centrées sur les origines biologiques de l'homosexualité, intégraient des données qui pouvaient avoir été modifiées par l'apprentissage ou par la socialisation.
Source : Tetu.com
Mise en ligne par Axel
Date: Tuesday, October 7 2003
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